A l’occasion de la Semaine de la sécurité routière, la Fédération des Usagers de la Bicyclette proteste contre le dénigrement régulier dont sont victimes les cyclistes, et rappelle que le
vélo contribue à améliorer la sécurité routière.
L’utilisation du vélo dans les déplacements urbains augmente fortement dans notre pays et il devient un moyen de déplacement efficace et incontournable. Un nombre croissant de collectivités locales
l’ont bien compris et renforcent aménagements et politiques cyclables. Les nouvelles mesures réglementaires pour créer des zones de circulation apaisée (décret du 30 juillet 2008), témoignent que
la prise en compte par l’Etat, du cycliste, s’améliore.
La bicyclette n’est pas un mode de déplacement dangereux Contrairement à des idées fausses trop souvent reprises la bicyclette est un mode de déplacement qui n’est pas dangereux, même si cyclistes et piétons sont
plus vulnérables dans le trafic. En 2007 la baisse du nombre de cyclistes tués est de 21,5% par rapport à 2006 (passant de 182 à 142), et représente la plus forte amélioration de tous
les modes de déplacements. Par rapport à 2000, la baisse est de 48%. Quant au nombre de cyclistes blessés, il reste stable, autour de 4500 personnes par an depuis 2005 et pourtant, les
déplacements à vélo ont augmenté, stimulés par le développement des vélos en libre-service.
Rouler à vélo en sécurité Pour protéger les enfants et les
jeunes de nombreuses initiatives ont lieu pour que les cyclistes apprennent à rouler en sécurité. Mais pourquoi attribuer au vélo les accidents de jeunes, alors qu’ils se produisent surtout en
voiture et en deux roues motorisés ? En 2007, sur 364 jeunes de moins de 18 ans décédés suite à un accident de la route, 155 l’ont été en voiture, 122 en deux-roues à moteur 51 à pied et
seulement 17 à bicyclette (source : ONISR Bilan 2007). Il faut le dire aux jeunes, à leurs parents et aux adultes : se déplacer à vélo n’est pas dangereux si le cycliste prend bien sa place et
surtout si les véhicules motorisés roulent moins vite et intègrent dans leur comportement que la voirie est faite pour tous. Baisser la vitesse des voitures en ville est une nécessité. Le risque du
vélo est créé par les véhicules à moteur : éduquons leurs conducteurs.